Mardi 8 décembre 2020

Les noces, figure de l’amour (Esaïe 62,1-12)


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Jérusalem est ici figurée comme l’épouse désirée, recherchée et choyée par le Dieu saint. Ces noces disent l’alliance profonde, viscérale et amoureuse que Dieu désire vivre avec les humains. Espace de dialogue, non de fusion, de liberté, non de contraintes. Ce lien conjugal dit l’attachement et l’intimité recherchés par Dieu avec son peuple, avec ses créatures. Si la justice relève l’éprouvée, la violentée, l’amour enveloppe et protège celle qui a souffert. N’est-ce pas aussi la prière du psalmiste: «Amour et vérité se rencontrent, justice et paix s’embrassent… et Dieu donnera le bonheur» (Ps 85,11 et 13)? Etre dans les bras de Dieu répare la désolation et offre une plénitude d’être. Comment ne pas entendre dans cette déclaration d’amour le Cantique des cantiques, à la fois dialogue amoureux et quête de l’être aimé? «Lève-toi, ma compagne, ma belle et viens! toi ma colombe dans le creux des rochers… Mon bien-aimé est à moi et je suis à lui» (Ct 2,13 et 16). Cette Jérusalem bien-aimée, sauvée des dévastations historiques, ne préfigure-t-elle pas celle du livre de l’Apocalypse (21,2): «Je vis descendre du ciel, d’auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme une mariée qui s’est parée pour son époux»? Cette alliance finale entre Dieu et l’humanité annonce une ère de paix, où «il n’y aura ni deuil, ni cri, ni douleur» (21,4).

Laurence Mottier-Cochet

Prière: Seigneur, fais chanter en nous l’amour qui peut tout. Viens transformer les haines meurtrières qui nous défigurent. Rends nos visages humains, dans cette beauté et cette plénitude que tu désires depuis l’origine de ta création.  

Référence biblique : Esaïe 62, 1 - 12

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